samedi 19 janvier 2008

Les mines de Potosí

Munis d'un casque et d'une lampe frontale, nous nous sommes glissés dans les mines de Potosí (prenez une loupe et regardez bien sur la carte, c'est tout près de Sucre).
Guidés par un ancien mineur, nous avons découverts quelques galeries et observer deux ou trois mineurs au travail. "Pas plus?" me direz-vous. Eh non, les autres étaient tous dehors à boire des verres, en prévision du Carnaval des mineurs qui avait lieu le lendemain... Notre visite fut par conséquent plus brève que prévue. Nous avons tout de même adoré nous faufiler dans les boyaux étroits de la mine: "un rêve d'enfant" comme dirait Grandsinge.

On se rappelera aussi de l'explosion de notre bâton de dynamite. Pour sa petite démonstration, notre guide s'est servi d'un de nos explosifs (que l'on avait achetés pour offrir aux mineurs) pour le planter dans le sol et l'allumer après. Résultat: un gros boum à couper le souffle!


On a alors retrouvé nos mineurs au Carnaval, déguisés et bien éméchés. Les jeunes lançaient des bombes à eau et aspergeaient les passants de mousse à raser. Bonne ambiance.

vendredi 18 janvier 2008

28 ans... et (presque) toutes ses dents!



Avec un jour d'avance, je souhaite un BON ANNIVERSAIRE à mon Grandsinge préféré. Sans lui, jamais je ne me serais lancée dans cette magnifique aventure qui nous fait découvrir tant de choses sur la vie, les gens, et sur nous aussi. De tout mon coeur, merci!

lundi 14 janvier 2008

Les sales... monelles

Comme vous l'avez remarqué, Grandsinge aime vivre des aventures en solitaire, de temps à autre. Tantôt pour m'impressionner, tantôt pour prendre un peu l'air (ou les deux). Après un sommet à 6000 m et sa descente de la mort, notre héros s'est retrouvé dans une toute autre histoire, qui n'était pas au programme cette fois-ci. Il y a deux jours, le pauvre quadrupède a eu de gros problèmes de digestion accompagnés d'une forte fièvre (39.7). On a fait venir un médecin à son chevet, qui a vite établi le diagnostic: gastro-entérite et/ou salmonellose. Le médecin a décidé de l'hospitaliser illico presto.

Les deux toubibs qui ont pris en charge l'animal agonisant ont été très compétents et avenants. Rien à redire. Les infirmières par contre, étaient un peu... à côté de la plaque. Quand Grandsinge leur a demandé s'il pouvait avoir du savon (pour s'essuyer les pattes après ses nombreux passages aux toilettes), l'une d'entre elles a répondu: "Je vais essayer d'en trouver un, mais... euh... sinon, je vous l'apporte demain". Je me suis alors sentie obligée d'intervenir. Et deux minutes après, elle avait - ô miracle - réussi à en dégoter un. Comme quoi, il suffit parfois d'élever la voix.
Après deux nuits dans la clinique, Grandsinge était complètement rétabli. Le médecin itinérant et son infirmière sont alors passés nous voir pour nous donner les derniers médicaments et, bien évidemment, la facture. Quelle ne fut pas notre surprise, lorsqu'on a découvert le montant: 750 $US !!! Nous leur avons fait comprendre que la somme était totalement excessive, qu'on voulait le détail de la facture. Destabilisés, les deux acolytes se sont éclipsés. Deux minutes plus tard, ils étaient déjà de retour, avec une nouvelle facture et... un rabais de plus de 50%!


Au final, on s'en sort bien et notre Grandsinge est en pleine forme. En plus de tout ça, il a bien pu profiter de la télé (cf. photo) et... ajouter une aventure de plus à son palmarès.

dimanche 13 janvier 2008

De l'adrénaline grâce aux cochons


Mercredi passé: Grandsinge à bicyclette. A quelques kilomètres de La Paz, descente de 4800 m à 1100 m sur la "ruta de la muerte" (référence au nombre élevé de personnes qui ont cassé leur pipe sur ces 65 km) avec un guide local, un Brésilien et deux Français. On m'avait promis une bonne dose d'adrénaline. Il y en a eu certes, mais qu'à des doses homéopathiques.


Il faut dire que depuis un peu plus d'une année une nouvelle route a été construite. Il n'y a donc quasiment plus de circulation sur la dite route de la mort (ce qui, d'après ce qu'on m'a dit, compliquait sérieusement les choses, en son temps). A cela s'ajoute le fait qu'un épais brouillard (en plus d'une pluie torrentielle) nous bouchait la vue sur le méchant ravin qui nous tendait les bras tout au long de la descente (vous aurez donc compris que la photo ci-dessus a été prise un autre jour).


En fait, le seul moment où j'ai pu ressentir une petite grimpée d'adrénaline, c'est lorsque, en fin de parcours, le guide nous a annoncé qu'on allait traverser des villages dans lesquels il y aurait certainement des enfants, des poules, des chiens et des cochons, et qu'au même moment, j'ai remarqué que mes freins rendaient l'âme... En gros, on n'est pas passés loin de la boucherie (ou de la charcuterie).


Pour info, il y a eu 16 morts à vélo (bien plus en bus et en voiture) entre 2001 et 2007. Parmi ces pauvres bougres, on retrouve bon nombre d'Israéliens. Notre guide a avancé l'explication suivante: "Les Israéliens n'ent font qu'à leur tête, sont persuadés de toujours tout savoir et ne veulent en tout cas pas qu'on leur donne des instructions." On peut dire qu'ils le paient cash sur ce coup-là. Quoi qu'il en soit, ils traînent, en Amérique du Sud, une aussi bonne réputation que les gitans dans le canton de Fribourg.


P.S. Bon anniversaire à Pablo (9.1), Séverine (12.1), Nicolas (15.1), ma cousine Lucie (16.1), ma cousine Sandrine (22.1) et Bene (28.1).

dimanche 6 janvier 2008

Rebelote ou La haine

On serait tenté de dire que l'on commence la nouvelle année comme on avait terminé la précédente: en étant victimes d'un vol. Mais cette fois-ci, on a eu nettement plus de bol qu'à Lima. On vous explique.
La scène se passe dans un bus à La Paz. Il y a beaucoup de monde, nous sommes donc contraints de rester debout à l'avant du véhicule. Un petit bout de route plus loin, cinq personnes (trois jeunes, un quarantenaire et une cinquantenaire) montent par la porte avant. Vu le manque de place et leur pressante envie de payer leur ticket au chaffeur, ça bouscule sec. Au bout d'un petit moment, on commence à trouver cette bousculade ma foi un peu louche. Je tâte donc les poches de mon pantalon pour m'assurer que l'appareil photo y est toujours. Chute de pression: il est plus là. Mais (un grand mais), le cordon auquel il est rattaché (depuis le vol de Lima), lui, est toujours là. Il pend, accroché à ma ceinture. Je remonte donc le cordon jusqu'à son extremité pour tomber sur l'appareil photo...dans les mains de la dame qui vient de monter dans le bus. Je lui demande très poliment si cela ne la gêne pas que je le reprenne. Plus sérieusement, je me fâche "tout rouge" (dixit Moyline), insulte la taupe avec mes rudiments d'espagnol et l'invite à sortir. Ce qu'elle fait, accompagnée de son gang.
Je suis persuadé que vous vous demandez, avec beaucoup de pertinence, pourquoi je ne lui ai pas mis une immense claque à travers la figure. Premièrement, c'était une femme. Deuxièmement, elle n'était plus tout jeune. Troisièmement, elle avait des lunettes (cf. Agnan dans le Petit Nicolas). Et quatrièmement, le reste du bus, n'ayant pas vu ce qui s'était passé, n'aurait certainement pas compris mon geste. Malgré tous ces excellents arguments, je dois vous avouer que j'ai de sérieux regrets aujourd'hui.
Si on a réussi à sauver l'appareil photo, Moyline s'est quand même fait chourrer (y a pas de contrepétrie) 100 bolivianos (15FS) dans l'affaire. L'argent se trouvait dans la poche de ses jeans. On l'a remarqué trop tard pour pouvoir réagir.
Au-delà du fait que c'est la troisième fois qu'on tente de nous voler quelque chose (et la deuxième fois qu'on réussit), ce qui nous gêne le plus dans cette histoire, c'est qu'il s'agissait d'une femme qui aurait pu être ma mère et qui, vu ses bijoux et son habillement, ne donnait vraiment pas l'impression d'être dans le besoin. Autrement dit, tout le monde est un voleur potentiel et c'est extrêmement désagréable de se promener dans la rue en suspectant tout le monde (ce qui ne dure certes pas longtemps). Plus encore, on se rend une nouvelle fois compte qu'il faut être constamment sur ses gardes. Pour simplifier, en Amérique du Sud, si tu ne fais pas gaffe, tu risques sérieusement de te faire voler. Si tu n'est pas attentif, il y a moult chances qu'on tente de t'arnaquer (sentiment partagé par de nombreux voyageurs). Vous l'aurez compris, on en a un peu gros sur la patate. Mais rassurez-vous, ce n'est qu'un sentiment temporaire.
Finissons sur une bonne note: on a eu un sacré bol avec l'appareil photo.

Nous voilà en Bolivie

Après avoir quitté Laurence et Cusco, nous avons sauté dans un bus qui devait nous amener jusque de l'autre côté du lac Titicaca, direction: la Bolivie.

Une fois la frontière passée, on s'est arrêtés dans un village touristique pour manger et changer de bus. Puis on a roulé quelques kilomètres, pour s'arrêter à nouveau. Et d'entendre le chauffeur crier : "Vous allez tous grimper dans un bateau pour traverser. On se revoit de l'autre côté." A ce moment-là, je me suis dis "Ça y est, sans le savoir, on a pris un bus touristique. Si tous les 30 km y a un arrêt de ce genre, on n'est pas près d'être arrivés." Et j'avais tort. Il fallait bien traverser le lac à un moment donné. Nous, on l'a fait en bateau à moteur, et le bus... aussi.

mercredi 2 janvier 2008

Sondageons

Encore contaminés par les campagnes électorales suisses et françaises, nous avons choisi de nous lancer dans la pratique des sondages pour dynamiser notre blog en ce début d'année 2008. D'une pertinence foudroyante, ils vont non seulement vous offrir un nouvel espace d'expression mais également servir à faire avancer la science (à ce propos, je vous recommande la lecture du livre de Patrick Champagne: "Faire l'opinion").
Si vous avez des sondages à nous proposer (en fait, c'est surtout cela que l'on attend), faites-le nous savoir. On les mettra en ligne. Et ce n'est pas parce que l'on commence en douceur, qu'il faut vous gêner.