lundi 31 décembre 2007

Feliz año nuevo

Tous nos voeux pour la nouvelle année 2008.
On pense bien à vous!

samedi 29 décembre 2007

Chemin de l'inca

Cette année, nous avons choisi de passer Noël sous tente. On a fait un trek de quatre jours, le Chemin de l'Inca, qui a guidé nos pas jusqu'au Machu Picchu.

Cette fois, nous sommes partis sans âne, ni muletier, mais avec un guide, sept porteurs et d'autres jeunes touristes (deux Espagnols et trois Québéquois, dont un à mourir de rire...) avec lesquels on s'est sacrément bien amusés.
Nous n'étions évidemment pas les seuls, sur le Chemin de l'Inca: d'autres touristes l'ont fait en même temps que nous. En base saison (comme c'est le cas maintenant), env. 300 personnes partent chaque jour dans cette aventure (contre 500 en haute saison). Autant dire que c'était l'autoroute, par moments. Nous étions quelque peu réticents au départ, mais cette situation s'est finalement révélée bien plus sympa que prévue: elle nous a permis de rencontrer des gens du monde entier.


Pour certains, c'était la première fois qu'ils marchaient autant (4 à 7h par jour) et à une telle altitude (on a passé un col a 4200 m). Sans acclimation, c'est la galère. Résultat pour une poignée d'entre eux: maux de tête, vomissement, voire abandon. Grandsinge a trouvé tout ça très rigolo. Faut dire que nous n'avons pas vécu tous ces désagréments. Laurence s'était tellement bien habituée à l'altitude qu'elle a souvent pris les devants et dicté le rythme. Le même métronome que son papa.


L'arrivée sur les hauts du Machu Picchu s'est faite sous la pluie et dans un brouillard bien épais. Mais ce dernier a eu la bonne idée de se dissiper au moment où nous débarquions sur le site. Magique. Quant à la visite en elle-même, sympa mais sans plus. L'effort physique et notre envie de plaisanter une dernière fois avec nos compagnons de route a eu quelque peu raison de notre soif de connaissance.

Après les ânes, les porteurs

Après notre trek dans la Cordillère blanche, Moyline m'avait reproché de n'avoir fait que des photos de l'âne qui nous accompagnait. Cette fois-ci, Moyline et Laurence (qui est dans l'avion au moment où j'écris ce message... sniff, sniff) m'ont gentiment fait comprendre qu'elles trouvaient totalement excessif le nombre de photos de porteurs que j'avais prises tout au long des quatre jours de marche. De là à les assimiler à des ânes gris, il y a un pas que je... franchis volontiers (rappelez vous mes propos antérieurs sur ces braves bêtes).

Faut avouer qu'ils ont forcé notre admiration. Ils portaient jusqu'à 30 kg sur le dos (un arrimage de fortune qui, vu les sangles, ressemblait parfois plus à un engin de torture). Partant après nous de chacun des campements où nous avons passé la nuit, ils sont systématiquement arrivés largement avant nous au campement suivant. Certains d'entre eux couraient même à la descente. Et tout ça en sandales pour la plupart (le jour où j'en ai les moyens, j'organise la venue d'une cohorte de ses porteurs péruviens à Sierre-Zinal; ils vont faire du petit bois).
Le seul moyen, ou presque, de les freiner a été de leur proposer des feuilles de coca dont ils raffolent tous (photo).

En plus de transporter les marchandises, ils ont monté les tentes, fait la cuisine (des cordons bleus), servi les repas et fait la vaisselle. Chapeau.







vendredi 28 décembre 2007

Lac Titicaca

Petite excursion en bateau, sur le fameux lac Titicaca. Visite guidée, avec une quinzaine d'autres touristes.
Premier arrêt: les îles flottantes. Les maisons, les bateaux, tout ou presque étaient construit à base de roseau. On a même pu en "goûter un Stück" comme dirait Grandsinge. Stands de produits artisanaux (pour changer).
Deuxième arrêt: l'île d'Amantani. Comme il n'y avait pas d'hôtel, une cohorte d'indigènes nous y attendait. On a donc logé chez l'habitant. Achat de bracelets pour faire plaisir à la maîtresse de maison.
Troisième arrêt: l'île de Taquile. Après une nuit orageuse (ça fait du bruit, surtout quand on dort à l'étage, sous un toit en tôle), on est repartis pour une heure de bateau. La plus longue de ma vie je crois. Ballotés dans tous les sens par les vagues, on a dû vraiment se concentrés pour ne pas être dans le même état que dans l'avion à Nasca. Pour Laurence, pas de problème: elle a lu tout le long. Y a parfois de l'injustice dans ce bas monde. Visite rapide de l'ìle, puis repas copieux.
Le tour était "huilé" (visite, explications, achat), un peu (voire beaucoup) trop. Le fossé culturel entre nous (les touristes) et les indigènes était tel que nos hôtes (et nous aussi du coup) étaient loin d'être à l'aise. Avec nos grands souliers de touristes, on a parfois eu l'impression de violer l'intimité de la famille. De plus, se voir constamment demander des pourboires commençait à nous peser aussi.
On gardera surtout en tête les paysages magnifiques et l'immense lac: on se serait crus à la mer!

dimanche 23 décembre 2007

Feliz Navidad

C'est Noël et l'on est loin de chez nous. Jamais cru que cela me foutrait un pareil cafard. Et je crois que c'est pareil pour mes compagnon(ne)s de route. Pour faire vite, vous nous manquez bigrement. Alors joyeux Noël à tous.

Ici, c'est l'effervescence. Les femmes indigènes sont folles à la messe. L'évêque de Cusco rentre sa bête dans l'écurie. Même bibi est pris dans ce mouvement général. Le moment se prêtant au repentir, et contrairement à ce que j'ai pu dire sur ce blog à propos de notre appreil photo, il ne faut pas chourrer le bien du voisin.

En fait, pour ne pas faire trop larmoyant, je m'étais dit que j'allais mettre une contrepétrie avec le Père Noël. Persuadé qu'il en existait une, j'ai cherché mais rien trouvé. De rage, je me suis rabattu sur d'autres. A vous de les trouver.

jeudi 20 décembre 2007

Douce France

Deuxième partie du compte-rendu (vous dites si on vous emm...) : les Français. Eh oui, en l'espace de trois jours on a eu l'occasion de faire la connaissance de quatre d'entre eux. Trois excellents et un....dont il nous a semblé nécessaire de vous faire le portait. Il s'agit d'Eric, un Parisien, trentenaire, voyageant seul en Amérique du Sud. A peine sortis du bus qui nous amenait au point de départ de la randonnée (ou de la rando pour les Frouzes), il nous a approchés pour nous proposer de faire le tour à quatre: "Plus on est de fous, plus on rit". Sans se concerter, Laurence, Moyline et moi avions eu la même intuition : cela sentait bigrement l'incruste.

Intuition malheureusement exacte. Eric n'ayant aucun sens de l'orientation (il nous l'a confié; on l'a constaté), il avait choisi de faire la balade sans guide. Eric étant un gros mangeur, il avait décidé de partir sans nourriture. Eric ayant constamment une soif de chameau, il n'avait pas pris d'eau avec lui. Il a fallu lui répéter plusieurs fois d'acheter de l'eau avant la dernière montée pour qu'il se décide à sortir son potre-monnaie. Plus pingre, tu meurs. En somme, plus on fut de fous, moins y a eu de riz (merci Coluche). Quand le partage ne va que dans un sens, les dents grincent. Et pas qu'un peu. Moyline avait envie de l'estourbir. Laurence a attendu la quatrième heure de marche pour lui adresser la parole. Et bibi a essayé tant bien que mal de faire la conversation; car Eric n'était en plus pas très bavard (il ne parlait que de chiffres).

A cela s'ajoute le fait qu'Eric n'a jamais compris qu'il nous allait sur les nerfs. Et si on ne le lui avait pas fait comprendre après trois jours, il serait à mes côtés pour taper ce commentaire qui, j'en conviens, serait fort différent.

Pour les trois autres Français, on vous en reparlera plus tard; on va les revoir à Cusco pour tomar unas cervezitas...

Descendre pour mieux remonter

V'là deux jours, nous avons fait une balade dans le Canyon de Colca. Le compte-rendu se fera en deux parties; la densité des informations l'impose.
Premièrement: l'itinéraire. Je dois avouer (pas tout le monde n'est d'accord avec moi) que j'ai trouvé le parcours pas terrible et un soupçon abrutissant. Il s'agissait de descendre, le premier jour, d'une traite au fond du Canyon (1100 mètres de dénivelé; les genoux ont apprécié) pour en ressortir par un autre chemin - toujours aussi raide - le lendemain (les mollets ont dégusté). Le paysage était impressionnant mais n'a guère changé au fil des heures de marche (si ce n'est que plus on descendait, mieux on voyait le fond du trou...). En fait, ce que l'on retiendra avant tout c'est l'amabilité et le sourire des gens croisés tout au long du chemin. L'un d'eux s'est même proposé de faire office de guide pendant une vingtaine de minutes alors qu'on s'était planté de chemin (on lui a refilé notre fromage en échange; il était ravi et nous aussi...le fromage était si dur que bouffer du caillou aurait été moins dommageable pour les dents). Au sortir du Canyon, on a également pu assister au vol majestueux de quelques condors. Même si le birdwatching (activité proposée par toute agence de voyage digne de ce nom en Amérique du Sud) n'est pas mon activité préférée, c'était fascinant.