Le ciel s'est ensuite couvert, à notre grand soulagement. Malheureusement, nos habits étaient encore bien trempes, d'où la pensée du jour: "J'en ai un peu sec d'être mouillé" (vous devinerez facilement qui en est l'auteur).
mercredi 20 février 2008
Les chutes d'Iguazu
Le ciel s'est ensuite couvert, à notre grand soulagement. Malheureusement, nos habits étaient encore bien trempes, d'où la pensée du jour: "J'en ai un peu sec d'être mouillé" (vous devinerez facilement qui en est l'auteur).
mardi 19 février 2008
Chez Pablo, mais sans Pablo
Le lendemain de notre arrivée, c'était l'anniversaire de la grand-maman de Pablo (qui fêtait ses 81 ans!). Entre les enfants qui tournaient autour de la table, les frères de Pablo qui n'arrêtaient pas de plaisanter, la grand-maman qui buvait de la bière, le gendre (le grand frisé qui tire la langue et qui, selon les parents de Pablo, me ressemble un peu) qui lui faisait des blagues que même Bigard n'aurait jamais osé faire, on a pas eu de quoi s'ennuyer. Une ambiance très caliente pour un dîner de famille.
des confitures, des fromages de chèvres et des "alfajores", sorte de biscuit fourré. Au-delà du fait que la proximité de la fabrique nous a permis de nous régaler, ce fut également l'occasion de côtoyer les employés. Eux voulaient en savoir plus sur la Suisse et moi, je voulais en connaître plus sur leur région, leurs coutumes et surtout les finesses de leur langue. Autant dire que j'ai passé des heures à la fabrique. Et moi, qui me suis souvent plaint auprès de Moyline de ne pas connaître le langage familier en espagnol, ce n'est désormais plus un souci.P.S: Avec beaucoup de retard, bon anni à Laetu (15.02)!
jeudi 14 février 2008
Che Homero
On vous a dernièrement dit que l'on retrouve le portrait du Che sur la grande majorité des sacs à dos argentins. Comme le montre la photo ci-contre, on a pu se rendre compte que certains n'hésitaient pas à placer sa frimousse à des endroits bien plus intimes.
lundi 4 février 2008
Attention les vélos!
Une heure plus tard, le chauffeur nous dépose. Il fait nuit noire. Pas de lampe de poche, vu qu'elle est restée dans le sac qu'on nous a volé dernièrement (eh oui... vous aviez vu juste!). Il ne nous reste qu'une option: se coucher à comtempler les étoiles (filantes!) en attendant que le jour se lève. Vers 7h30, le soleil a décidé de se montrer: on a alors pu admirer les montagnes rougeoyantes en face de nous. Magnifiques. Après avoir déjeuné, on enfourche nos bolides. Une ballade variée et à l'ombre à travers des paysages somptueux, entrecoupés de chants de perroquets.
A mi-chemin, je commence à sentir mes limites, mon dos (le guidon était trop bas) et la chaleur du soleil. Et c'est sans broncher que Jean-Marie me soutiendra pour arriver non sans peine à notre but. Notre effort sera récompensé par une sieste bienvenue dans notre chambre.
Moralité: rien de tel que d'être accompagné d'un Grandsinge pour un tour à vélo. Surtout quand on n'a plus de jambes.
jeudi 31 janvier 2008
Les Argentins II
mardi 29 janvier 2008
Les Argentins I

Il y a deux semaines de cela, nous étions à Uyuni en Bolivie. Il pleuvait des cordes (comme dans le reste du pays) et plus aucun bus ne circulait vers le sud, et donc vers l'Argentine. Au moment où on se disait qu'on allait rester coincés dans ce coin du pays, une dame nous a suggéré de prendre le train. Ah, tiens..v'là une bonne idée.
Arrivés devant la gare, mauvaise surprise : attroupement d'au moins cinquante personnes devant les guichets, dont une forte majorité d'Argentins. Ça ne va pas être une mince affaire de se procurer des billets. On sent qu'il y a une certaine agitation mais on se met malgré tout dans la file. Rapidement, on comprend, vu les conditions météo, qu'aucun train ne circule vers le sud. Sur ces entrefaites, arrivent un journaliste et son cameraman. Le premier me tend le micro en me demandant ce qu'il se passe. Etant bien informé, maîtrisant parfaitement l'espagnol et voyant surtout la meute d'Argentins zieutant le micro avec des yeux de mômes recevant un cadeau de Noël, je leur cède la parole. Et salut ce que j'ai bien fait car ils en avaient, des choses à raconter.
Ces discours toujours plus enflammés amène le chef de gare à sortir de son bureau. Flegmatique, il explique qu'il n'y peut rien s'il pleut et assure que, dès qu'un train partirait, des billets seraient vendus. Pas satisfaits du tout par ces explications, les Argentins haussent le ton. Ils affirment devoir rentrer au pays dans les plus brefs délais, sans quoi ils vont perdre leur travail. Ils ne comprenent pas pourquoi, vu la situation d'urgence, des mesures appropriées ne sont pas prises. Et si rien ne change, ils vont téléphoner à leur ambassade. A force d'être chahuté, le chef de gare retourne dans son bureau. Toujours sous l'oeil des caméras, quelques insultes fusent. Certains s'étranglent de rage. Ça chauffe et, nous, on rigole bien.
Quelques minutes plus tard, le chef de gare envoie, pour calmer tout le monde, un sous-fifre distribuer des pré-tickets pour les gens intéressés à partir vers le sud. Les Argentins se précipitent et jouent des coudes pour obtenir le précieux sésame.A ce moment-là, nous sommes partis. En partant de la gare, on s'arrête dans une boutique d'artisanats. On raconte l'histoire à la vendeuse qui nous explique que pour aller au sud il suffit de retourner de la ville d'où on vient (au nord, à Potosí) et prendre un bus depuis là-bas, car la route est meilleure. Un détour d'une dizaine d'heures. En ressortant, on croise un des Argentins qui revient de la gare et qui nous dit qu'aucune véritable solution n'a été trouvée. On lui explique le coup du détour et lui demande pourquoi ses copains si pressés de rentrer chez eux ne choisissent pas cette option. "Dix heures de bus, c'est trop long"...
vendredi 25 janvier 2008
Et si Constantin faisait jouer son Olympique des Alpes à Chandolin...
Or le stade Hernando Siles, à la Paz, où se jouent les matches de la Bolivie, se situe à 3577m (les stades de Quito et Bogota sont aussi au-dessus de la limite fixée par la FIFA). La fédération bolivienne de football (FBF) est donc en train de s'organiser pour lancer la contre-attaque. Elle avance trois arguments principaux:
- contrairement à la canicule, "la altura no mata" (l'altitude ne tue pas).
- chaque pays est en droit de choisir l'endroit où il entend jouer, c'est une question de souveraineté.
- c'est la fin de l'universalité du football.
Pour faire avancer ses idées, la FBF peut compter sur le soutien du président Morales (en photo) - grand fan de foot et quelque peu démagogue - et cherche à s'appuyer sur la solidarité sud-américaine. Mais de ce côté-là, c'est pas vraiment gagné. Car les Argentins et encore plus les Brésiliens en ont marre de se faire régulièrement accrocher à La Paz. Lula, qui a promis d'apporter son soutien à la Bolivie, s'est fait remettre à l'ordre par le club de Flamengo (dont les joueurs ont, soi-disant, souffert le martyr l'année passée en venant jouer à Potosí et ses 4000m d'altitude).
D'autres mettent plutôt en avant le rôle joué par les grands clubs européens qui ne supportent plus de voir leurs stars sud-américaines revenir éreintées des matches effectués avec leur sélection nationale.
Tout ça pour vous dire que cette polémique fait couler beaucoup d'encre, que les Boliviens ont en gros sur la patate (logique dans un pays où il y a plus de 2000 sortes de p-d-t), que Sepp Blatter est plus pourri que jamais ("un guignol qui amuse la galerie", dixit Bertrand Duboux) et que cela sent méchamment les dollars.
